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15/11/2012 - Il y a : 5 ans

Parution du Petit peuple des airs

Le petit peuple des airs, textes de Marie Frering, gravures de Elsa Frering, Jean-Pierre Huguet éditeur, 2012, 12 euros


Couverture Le petit peuple des airs

couverture Le petit peuple des airs

Disponible à la librairie des Bateliers,
rue Modeste Schikelé à Strasbourg,
dans toutes les bonnes librairies
ou directement auprès
des éditions Jean-Pierre Huguet.

Les résidences d’écrivains à la Verdine s’accompagnent d’heureuses rencontres lors des ateliers d’écriture avec adultes ou enfants. Le petit peuple des airs est ainsi né à partir de deux interventions à l’école primaire de Saint-Michel-sur-Rhône, dans les classes de cours moyen 1 et 2 de Muriel Reber. L’écrivain Marie Frering, en résidence à la Verdine pendant l’automne 2011, se souvenant de sa propre enfance et de ses rêves de voler, a proposé aux enfants d’écrire chacun leur propre façon de s’envoler. De la richesse de cet imaginaire, elle a écrit les 24 textes de ce recueil, inspirée par chacun des enfants de la classe. L’imaginaire de l’envol n’est pas le même lorsqu’on vit dans le Pilat que par exemple au bord de la mer. Les paysages et la culture du Pilat sont donc devenus les autres personnages de ce livre. La jeune artiste Elsa Frering s’est inspirée des écrits, du paysage et de la forte présence des oiseaux ici pour réaliser les gravures sur bois qui accompagnent les textes. Autre heureuse rencontre, celle des auteurs avec Jean-Pierre Huguet et Janine Crozier, éditeurs à Saint-Julien-Molin-Molette. Fabriquer ce livre a été pour tous une grande joie que nous espérons partager maintenant avec les lecteurs.

Résumé du livre

Le petit peuple des airs de Marie Frering rassemble 24 récits qui racontent chacun une façon particulière de s’envoler. Illustré par des gravures d’Elsa Frering, le livre se présente en accordéon et peut s’ouvrir comme une aile. Il est façonné et imprimé par les soins de Jean-Pierre Huguet éditeur.

Extrait du livre

« Sacha a décidé d’apprendre à voler et donc de s’acheter des ailes d’apprenti rapace. Avec son amie Chloé, plus expérimentée que lui, il va dans les montagnes. La neige vient de tomber. Le crêt de l’Oeillon est le plus indiqué, annonce Chloé, nous serons tranquilles là-haut. Le premier décollage de Sacha fut un peu malhabile, et puis ça fait peur d’arrêter tout à coup de battre des ailes pour se mettre à planer. Ils se sont exercés tout l’hiver. Le plus dangereux, ce sont les piqués : on rabat les ailes contre le corps et on fonce droit comme une fusée, à plus de 100 km/h. Sacha et Chloé sont heureux dans le ciel, lorsqu’ils planent côte à côte, avec leurs deux silhouettes d’ancres.
Mais le projet secret de Sacha est de rejoindre le peuple des faucons pèlerins. Maintenant qu’il sait voler, planer et piquer, il s’achète de vraies ailes de faucon. Il est ému, Sacha, car ce n’est jamais commode de se faire accepter par un autre peuple. Il doit faire ses preuves. C’est comme lorsqu’on est nouveau à l’école. Et avec les faucons pèlerins ce n’est pas facile de se faire des amis. C’est un peuple fier, ils sont les oiseaux les plus rapides du monde et n’acceptent pas si vite un autre membre. En arrivant chez eux, Sacha a cependant un pincement au cœur car il a dû quitter Chloé. Mais très vite, il a été admis par son nouveau peuple. Il est capable de faire des piqués à 320 km/h, ce qui les épate. Mais surtout, il aime ses copains. Parmi les faucons, comme partout, il y a des faibles et des forts. Et Sacha est toujours du côté des faibles, toujours prêt à réparer une aile ou une griffe endommagées. De son ancien peuple, Sacha a gardé une particularité, la couleur de ses yeux. Ils sont bleus. »